Edité par Lhoucine BENLAIL Directeur Officiel SAWTHAKIKA pour l’Europe
Nous rediffusons l’avis de
Mark Elchardus qui est professeur émérite de sociologie (VUB) et chroniqueur à De Morgen Alors que le verdict dans l’affaire Hoeyberghs (condamné sévèrement à 6 mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amende pour des propos jugés sexistes contre les femmes) a été largement critiqué, les juges persistent dans la colère. J’ai appris hier que Redouane Ahrouch, fondateur du parti Islam, avait été condamné en appel sur le fondement de la loi contre le sexisme sexisme. Selon le rapport de De Standaard (je n’ai pas encore regardé le verdict moi-même), Ahrouch a été condamné parce qu’il refusait de regarder une femme et souriait également avec dérision. Apparemment, cela suffit pour une peine de prison de quatre mois.
J’étais une fois au rendez-vous avec, entre autres, Ahrouch et Zuhal Demir (N-VA). Dans mon livre Reset(Ertsberg, 2021) J’écris à ce sujet : « (Ahrouch) a été reconnu coupable de discrimination (six mois de prison avec sursis) pour avoir refusé de se disputer avec une femme (Emmanuelle Praet) lors d’une émission télévisée. Maintenant, je trouve cela extrêmement choquant. Dans l’émission où j’étais assis avec lui, il a refusé de regarder la secrétaire d’État Zuhal Demir, et a évité un débat direct avec elle et a dit des choses choquantes, notamment que des femmes comme elle confondent leur chambre à coucher avec la Chambre des représentants. Pourtant, je crois que donner des peines de prison parce que quelqu’un refuse de discuter avec quelqu’un pour les qualités particulières de cette personne, aussi répréhensibles soient-elles, ne justifie pas une peine de prison.” (p. 598)
Dans le livre, Ahrouch est mentionné parce que je critique les votes qui sont montés en 2019 pour interdire son parti Islam. A ce propos j’écris : « Il est clair qu’un tel parti remet en cause notre modèle de société dans ses fondements. Je défends ensuite la proposition selon laquelle même si nous pensons devoir nous opposer bec et ongles aux propositions de tels partis, il devrait être possible dans une démocratie de formuler et de débattre librement de telles propositions (pp. 396-397).
Alors que Zuhal Demir, elle n’a pas porté plainte, mais a répondu Ahrouch fermement et avec un « sourire moqueur ». Elle témoigne de son attachement à la démocratie. Par contre Emmanuelle Praet a porté plainte en justice, avec l’aide de l’association pour l’égalité des femmes et des hommes (AEFH). Cette institution a déclaré que la condamnation en appel, « cette application de la loi sur le sexisme satisfera ceux qui ont reproché à la loi il y a un mois d’être intervenus dans une affaire impliquant un islamiste aux idées radicales ».
Pas tant que ça . Cet arrêt et plus encore les propos de l’AEFM renforcent ma conviction qu’il faut se débarrasser au plus vite de cette Association. C’est une association répressive et socialement clivante. Il est aussi suggéré ici et là de mettre la loi contre le sexisme dans les ordures ménagères. Cela aussi serait un progrès, mais une mauvaise loi ne doit pas nécessairement être appliquée plus que mal par les juges. Le problème fondamental de cette société est sa peur croissante de la liberté, son désir apparemment irrésistible de faire taire les personnes aux « opinions dérangeantes », son addiction aux juges qui saisissent toutes les occasions de protéger la liberté et la dignité des citoyens de cette société de notre Pays.
Notre avis est semblable à celui du Professeur Mark Elchardus, dans le sens que cette société a vraiment peur de la liberté de choix, liberté d’expression et la liberté philosophique et religieuse.
C’est comme si tout l’environnement médiatique, politique et culturel format aient les gens à la pensée unique.
Ce qui engendre des tensions inutiles dès que quelqu’un osé s’exprimer d’une façon singulière ou original ou encore inédite.
Pourtant, la Constitution nous garantit toutes ces libertés mentionnées, mais les lois votées au Parlement sont de plus en plus anticonstitutionnelles dans un silence politique et associatif déroutant.






