Edité par Lhoucine BENLAIL Directeur accrédité SAWT ALHAKIKA pour l’Europe
Cher Président,
Par cette lettre, je veux informer directement les mosquées, qui sont répertoriées sur le site de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (Exécutif musulman), des derniers développements du dossier. Cette lettre est à titre informatif uniquement, car nous pensons que vous y avez droit.
L’exécutif musulman est le seul interlocuteur gouvernemental officiellement reconnu au nom de la communauté musulmane et a d’importantes missions pour lesquelles il reçoit des subventions annuelles. En 2022, le gouvernement prévoit un budget de 639 000 EUR. Par contre, il y a les attentes suivantes :
– Représenter la communauté musulmane auprès du gouvernement
– Les demandes de reconnaissance des mosquées
– La nomination et la formation des imams
– La nomination et la formation des professeurs d’islam et des conseillers en islam
– La conception des cimetières islamiques
Malheureusement, depuis le début de la législature en octobre 2020, j’ai constaté que l’exécutif musulman est en retrait sur un certain nombre de points et n’est pas en mesure d’assumer son rôle d’interlocuteur stable et à part entière du gouvernement. Ci-dessous les principaux défauts :
– Des élections devaient avoir lieu en mars 2020 pour élire les nouveaux administrateurs de l’exécutif musulman, cela ne s’est toujours pas produit.
– Les services de sécurité ont également établi qu’une personne importante dans les structures de l’EMB était impliquée dans l’espionnage et l’ingérence, après quoi cette personne a démissionné.
– L’exécutif musulman actuel ne se réunit plus au complet, de sorte que le pouvoir est concentré avec un petit nombre d’administrateurs. L’exécutif musulman est composé de 17 personnes, seules cinq personnes prennent des décisions pour le moment.
– L’Assemblée générale de l’exécutif musulman, dans laquelle toutes les mosquées sont représentées, ne s’est pas réunie depuis des années.
J’ai demandé à plusieurs reprises à l’exécutif musulman de travailler en toute autonomie sur un renouvellement car le mandat de l’exécutif musulman actuel a expiré depuis mars 2020.
Pour ces raisons, en tant que ministre de la Justice, j’ai dû déclarer l’exécutif en défaut à deux reprises. Aucune amélioration n’a suivi, m’obligeant à engager la procédure qui peut révoquer la reconnaissance de l’exécutif musulman. L’exécutif musulman en a été informé par écrit le 18 février 2022 et je leur donne la possibilité de répondre.
Je tiens le principe de séparation entre l’Église et l’État en haute estime et j’insiste pour que la communauté musulmane puisse compter sur un exécutif musulman qui fonctionne bien, qui jouit de la confiance de la communauté musulmane et qui respecte les fondements juridiques. C’est ce à quoi notre communauté musulmane a droit.
Cordialement,
Vincent Van Quickenborne








